Imaginé par Jun Sasaki et publié en 2011, ce petit jeu japonais à l'identité visuelle épurée mêle le bluff, la déduction et le dessin dans une formule aussi simple que redoutable. Son concept tient en quelques secondes à expliquer, mais réserve des parties mémorables, portées par les fous rires et les retournements de situation.
À chaque manche, l'un des joueurs endosse le rôle de Maître des Questions : il choisit une catégorie, inscrit un mot sur chaque ardoise effaçable et les distribue aux autres participants — les artistes. Mais attention : l'un d'eux ne reçoit qu'un simple « X » à la place du mot. C'est le faux artiste. Tour à tour, chaque joueur pose un seul trait continu sur une feuille commune, cherchant à contribuer au dessin collectif sans se trahir — ou, pour l'imposteur, à faire semblant de savoir ce qu'il dessine. Après deux tours de table, place au vote : qui était le faux artiste ? S'il passe entre les mailles du filet, il marque des points avec le Maître des Questions ; s'il est démasqué mais parvient tout de même à deviner le mot, il s'en sort encore vainqueur. Un équilibre savoureux entre discrétion et audace.
Prévu pour cinq à dix joueurs à partir de huit ans, ce jeu d'ambiance s'impose naturellement en soirée ou en famille, pour des parties expédiées en une vingtaine de minutes. Sa complexité quasi nulle en fait une porte d'entrée idéale vers les jeux de rôles cachés, sans jamais sacrifier la tension ni le plaisir. Une valeur sûre du genre party game, qui prouve qu'avec un crayon, quelques cartes et beaucoup de culot, on peut tenir une tablée en haleine.
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