Signé Trey Chambers et paru vers 2015, ce jeu de gestion et de manipulation plonge les joueurs dans l'univers magique de la prestigieuse Université d'Argent, tirée du World of Indines. À la mort du chancelier, plusieurs mages ambitieux se disputent sa succession en cherchant à s'attirer les faveurs d'un consortium de membres influents du conseil. Chacun d'eux détient une voix, et c'est en devinant leurs critères de vote que l'on espère l'emporter.
Le cœur du jeu repose sur un placement d'ouvriers d'une profondeur redoutable, enrichi par des pouvoirs asymétriques, un plateau modulable et des conditions de victoire secrètes. Concrètement, chaque joueur incarne un candidat au poste de chancelier, recrute des apprentis aux capacités différentes, lance des sorts au moment opportun et manœuvre pour influencer les zones stratégiques de l'université. La tension naît de cette double incertitude : on ignore ce que valent vraiment les votes du consortium, et les capacités de ses adversaires évoluent en permanence. Loin de la chance, le jeu mise tout sur la lecture des intentions adverses, la construction d'un moteur efficace et la prise de décision sous pression, ce qui renouvelle les stratégies à chaque partie.
Argent: The Consortium s'adresse à des joueurs aguerris, voire experts — sa complexité élevée le destine clairement à ceux qui apprécient les affrontements cérébaux et la manipulation politique plutôt qu'à un public familial. Il accueille de deux à cinq participants pour des parties de une à deux heures trente, selon le nombre de joueurs et leur maîtrise des mécaniques. L'expérience est résolument compétitive, tendue et retorse, avec une forte interaction directe qui ravira les amateurs de confrontation tactique.