Imaginé par Joshua Van Laningham et édité en français par Matagot, ce jeu de 2021 plonge les joueurs dans un futur lointain où de puissantes héroïnes s'affrontent pour défendre — ou dominer — la Terre. Chacune maîtrise un pouvoir unique et très personnel : le son, la gravité, la technologie, les triangles… Un univers coloré et décalé, clairement inspiré de l'esthétique des bullet hell, ces jeux vidéo d'arcade où l'écran se noie sous une pluie de projectiles.
Le cœur du jeu repose sur une mécanique en temps réel aussi simple à appréhender que redoutablement tendue à exécuter. Chaque joueur place des balles dans sa zone de jeu selon leur couleur et leur valeur, puis les manipule grâce aux pouvoirs de son héroïne pour former des configurations précises — des patterns. Réussir un motif élimine les balles correspondantes et en envoie de nouvelles chez l'adversaire. Rater, c'est en recevoir davantage. Et à chaque tour, la pression monte : les balles s'accumulent, le chaos s'installe, et la moindre hésitation peut s'avérer fatale. Un minuteur optionnel vient encore corser l'affaire pour les amateurs de sensations fortes.
Jouable de un à quatre participants dès 13 ans pour des parties expédiées en dix à vingt minutes, le titre propose quatre modes distincts — duel libre, combat coopératif contre un boss, score en solo et affrontement par équipes — offrant une variété de situations remarquable pour un format aussi compact. C'est une expérience avant tout d'ambiance et de réflexes, idéale pour des soirées dynamiques entre joueurs à l'aise avec la prise de décision rapide. Sa complexité modérée et sa durée courte en font une excellente option pour ouvrir ou clore une session ludique, sans jamais sacrifier la profondeur stratégique.