Fiche jeu

Charterstone — règles en français

Jamey StegmaierMatagot2017

Jaquette de Charterstone

Jamey Stegmaier, l'un des designers les plus influents du jeu moderne — à qui l'on doit notamment Scythe ou Viticulture —, a signé avec Charterstone une aventure de construction de village à la croisée du jeu de pose d'ouvriers et du jeu legacy. Publié en France par Matagot, ce titre plonge les joueurs dans le prospère royaume de Greengully, dont le roi éternel a décidé de coloniser les terres sauvages au-delà de ses frontières en y envoyant six citoyens aux compétences bien distinctes.

Concrètement, les joueurs bâtissent ensemble un village partagé en y apposant des autocollants de bâtiments directement sur le plateau, chaque nouvelle construction devenant immédiatement une case d'action accessible à tous. La partie commence prudemment, avec un éventail de choix réduit et peu d'ouvriers disponibles, puis s'enrichit progressivement jusqu'à offrir un fourmillement de dizaines d'actions possibles. Ce qui rend l'expérience particulièrement saisissante, c'est que chaque décision laisse une trace permanente et irréversible : les parties s'enchaînent, les secrets se dévoilent, et le village prend une forme véritablement unique à chaque groupe de joueurs.

La campagne complète se déroule sur douze parties, mais l'histoire ne s'arrête pas là : une fois la campagne terminée, le plateau devient un jeu de placement d'ouvriers à part entière, rejouable à l'infini avec sa propre identité. Prévu pour une à six personnes dès quatorze ans, avec des parties oscillant entre trois quarts d'heure et une heure et quart, Charterstone s'adresse aussi bien aux amateurs de jeux de stratégie qu'aux curieux du genre legacy, offrant une expérience à la fois compétitive, narrative et profondément personnalisée.

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