Imaginé par Thomas Dupont et publié par Bombyx, Codex Naturalis invite les joueurs à endosser le rôle d'enlumineurs au service d'un moine savant, Tybor Kwelein, chargé de répertorier les espèces des forêts primaires. Le jeu se présente comme un manuscrit vivant à assembler carte après carte, mêlant esthétique naturaliste soignée et mécanique accessible dès les premières minutes de jeu.
Chaque joueur étend son propre manuscrit en posant des cartes qui se superposent partiellement, couvrant ainsi certains coins et modifiant les ressources visibles — champignons, plantes, animaux ou insectes. Les cartes ressources se jouent gratuitement et enrichissent les bords du tableau, tandis que les cartes or, plus puissantes, exigent de réunir les bonnes ressources visibles avant d'être posées et rapportent des points immédiats selon des conditions variables. À cela s'ajoutent des objectifs secrets et des objectifs communs révélés en début de partie, qui orientent discrètement les choix de placement tout au long de la partie. Sacrifier une espèce en retournant une carte face cachée peut parfois s'avérer le meilleur calcul tactique.
Fluide et rapide, une partie se boucle en vingt à trente minutes, ce qui en fait un jeu de soirée ou de fin de repas idéal. Accessible dès sept ans grâce à sa faible complexité, il convient aussi bien aux familles qu'aux joueurs occasionnels en quête d'une expérience agréable sans lourdeur de règles. Jusqu'à quatre participants peuvent s'affronter autour de la table, chacun développant son manuscrit en toute indépendance avant le décompte final. Un titre élégant qui prouve qu'un mécanisme de pose et de recouvrement peut, en quelques cartes, générer de vraies décisions intéressantes.