Signé Carsten Lauber et paru en 2019, Crystal Palace plonge les joueurs dans l'effervescence de la première Exposition universelle de Londres, en 1851. Chaque participant incarne une nation en quête de prestige, cherchant à éblouir le monde grâce à des inventions extravagantes et à l'appui de personnalités influentes — on croise ainsi Phileas Fogg, Levi Strauss ou encore Amelia Edwards dans une uchronie steampunk délicieusement décalée.
Le cœur du jeu repose sur un mécanisme de placement de dés particulièrement original : au début de chaque manche, les joueurs fixent eux-mêmes la valeur de leurs dés. Plus le chiffre choisi est élevé, plus l'action sera puissante… mais plus la facture sera salée. Ces dés sont ensuite envoyés en compétition sur huit lieux emblématiques de la capitale britannique — le Patent Office, le British Museum, la Bank of England ou encore Waterloo Station — pour s'approprier ressources rares, brevets juteux et cerveaux de génie. La gestion des revenus, la collecte de sets et les bonus de fin de partie viennent enrichir une mécanique déjà dense, où chaque décision budgétaire peut faire toute la différence.
Conçu pour deux à cinq joueurs à partir de 14 ans, Crystal Palace réclame entre une heure et deux heures et demie selon la configuration, et s'adresse résolument aux amateurs de jeux experts. Sa complexité élevée — proche du sommet de l'échelle — en fait un titre exigeant, qui récompense la planification à long terme et la prise de risque calculée. Amateur de worker placement cherchant une alternative subtile avec une vraie identité thématique, ce jeu économique à l'atmosphère victorienne fantaisiste devrait largement combler vos attentes.