Derrière ce titre habillé aux couleurs du Seigneur des Anneaux se cache le jeu le plus ancien et le plus universel qui soit : les échecs. Né en Inde sous le nom de Chaturanga, ce jeu abstrait a traversé la Perse sous la forme du Shatranj avant d'adopter sa physionomie actuelle dans la seconde moitié du XVe siècle, lorsque des échanges culturels entre l'Orient et l'Europe méridionale lui donnèrent ses règles définitives. La version présentée ici adopte simplement l'habillage thématique de l'univers de Tolkien, tout en conservant intactes les mécaniques millénaires.
Sur un plateau de 64 cases alternant cases claires et sombres, deux armées s'affrontent dans une reconstitution abstraite d'une bataille médiévale. Chaque type de pièce — roi, reine, tours, fous, cavaliers et pions — possède un mouvement propre et unique, et toute pièce adverse se trouvant sur la case d'arrivée est capturée et retirée du jeu. La partie se joue en alternance, chaque joueur cherchant à attaquer, à se défendre ou à améliorer ses positions. La victoire survient par échec et mat, lorsque le roi adverse ne peut plus échapper à la menace, mais aussi par abandon lorsqu'un joueur reconnaît l'inévitabilité de sa défaite, ou par nulle dans plusieurs configurations précises.
Jeu à deux joueurs dès 6 ans, une partie peut durer de quelques minutes à plusieurs heures selon le niveau des protagonistes. Reconnu comme sport par le Comité International Olympique, pratiqué en clubs, en tournois officiels et en ligne par des millions de personnes à travers le monde, les échecs constituent une expérience aussi accessible pour le néophyte que profondément exigeante pour l'expert. Sa complexité élevée en fait un terrain de jeu intellectuel sans fond, popularisé encore récemment par la série Netflix Le Jeu de la Dame.
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