Dans une Italie de la Renaissance fracturée par les rivalités, six grandes Maisons nobles s'affrontent dans une guerre sans fin — et c'est là que vous entrez en scène. Signé par Paolo Mori, auteur notamment de Libertalia, et édité en France par Asmodee, ce jeu de placement et de manœuvres politiques vous plonge dans la peau d'un mercenaire sans scrupules, prêt à vendre son épée au plus offrant. La citation de Shakespeare en exergue donne le ton : ici, honneur et fidélité sont des luxes que personne ne peut vraiment s'offrir.
Chaque partie s'étale sur trois années de conflit, au fil desquelles des batailles opposent les Maisons sur plusieurs fronts simultanés. Les joueurs y envoient leurs capitaines et leurs compagnies de soldats pour peser sur l'issue des combats, mais la gestion des allégeances est au cœur de tout. Soutenir une Maison aujourd'hui, la trahir demain pour rejoindre le camp adverse au bon moment — c'est ce subtil équilibre entre influence accumulée et opportunisme tactique qui distingue ce jeu. Chaque joueur dispose en outre d'un pouvoir unique, et chaque carte jouée peut renverser un champ de bataille entier, transformer une victoire en déroute ou masquer habilement ses véritables intentions.
Conçu pour trois à cinq joueurs à partir de 14 ans, pour des parties d'environ 75 minutes, Dogs of War offre une expérience tendue et délicieusement traître, à mi-chemin entre le jeu de stratégie et la négociation implicite. Sa complexité mesurée en fait une excellente porte d'entrée vers les jeux d'influence et de majorité de zones, sans sacrifier la profondeur tactique. Les amateurs de trahison calculée et d'atmosphère historique fantasy y trouveront un terrain de jeu idéal, où chaque décision est susceptible de faire basculer l'équilibre du pouvoir.