Signé par Matthew Dunstan et Brett J. Gilbert, et édité en France par Space Cowboys, Elysium plonge les joueurs dans la Grèce antique et ses mythes olympiens. Chaque participant incarne un demi-dieu ambitieux cherchant à s'attirer les faveurs des dieux de l'Olympe — Zeus, Athéna, Poséidon et leurs pairs — pour entrer dans la légende et s'asseoir, un jour, aux côtés du père des dieux lui-même.
Le cœur du jeu repose sur un draft ouvert de cartes représentant héros, artefacts, pouvoirs et divinités, chacune appartenant à l'une des huit familles olympiennes et affichant un niveau de un à trois. Ces cartes offrent des combinaisons redoutables permettant d'accumuler de l'or et des points de victoire, mais la vraie tension vient d'un dilemme permanent : pour marquer des points, il faut transférer ses cartes vers l'Élysée et rédiger ses propres Légendes — des séries cohérentes par famille ou par niveau. Or, en rejoignant l'Élysée, la plupart des cartes perdent leurs pouvoirs actifs. Renoncer à une combinaison efficace pour construire une légende épique, ou continuer à exploiter ses cartes au risque de marquer moins en fin de partie ? Ce choix cornélien, renouvelé à chacun des cinq tours, est la marque de fabrique du jeu.
Elysium s'adresse à un public de joueurs confirmés dès 14 ans, réunis à deux, trois ou quatre autour de la table pour environ une heure de jeu. Malgré des règles d'action relativement accessibles, la profondeur stratégique est réelle : anticiper les choix adverses, gérer le timing de ses transferts et optimiser ses légendes réclament une vraie réflexion. Une expérience tendue et stimulante, idéale pour les amateurs de jeux à collection de combinaisons qui apprécient les dilemmes constants habillés d'un beau vernis mythologique.