Signé Paolo Mori et paru en 2017, Ethnos plonge les joueurs dans un monde de fantasy peuplé de géants, de semi-hommes, de minotaures et autres créatures légendaires. L'objectif est simple en apparence : s'imposer comme la puissance dominante sur les six régions d'un continent que se disputent douze tribus aux pouvoirs bien distincts. Chaque partie est unique, car on ne joue qu'avec six de ces tribus, sélectionnées aléatoirement avant le début du jeu.
Le cœur du système repose sur la gestion de main et sur un dilemme permanent. À son tour, un joueur recrute une carte depuis l'offre commune ou pioche dans le tas, puis peut à tout moment jouer une « bande » de cartes partageant la même tribu ou la même couleur. La carte jouée en tête de bande détermine à la fois la région où le joueur place son jeton de contrôle et le pouvoir spécial activé — car chaque tribu possède une capacité propre qui peut redistribuer les cartes, déplacer des troupes ou créer des effets en chaîne. Le vrai sel du jeu : lorsqu'on joue sa bande, on défausse toutes les autres cartes en main, qui peuvent alors être récupérées par les adversaires. Savoir quand se lancer, et sacrifier quelles cartes, est un choix déchirant à chaque tour.
La partie se déroule en trois âges, et la répartition des points de gloire dans chaque région s'intensifie au fil des manches, récompensant les joueurs capables de maintenir leur influence sur la durée. Accessible dès 14 ans et d'une complexité volontairement maîtrisée, Ethnos conviendra aussi bien aux familles averties qu'aux groupes de joueurs occasionnels cherchant une expérience de contrôle de territoire sans lourdeur règlementaire. Pour deux à six joueurs, une partie s'achève généralement en moins d'une heure — un format idéal pour enchaîner les manches et tester de nouvelles combinaisons de tribus.