Signé Stefan Dorra et édité en français par Iello, ce petit jeu de cartes sorti à la fin des années 1990 s'est imposé comme un classique incontournable de la mise aux enchères. Son thème ? L'immobilier, avec des propriétés allant de la modeste cabane au somptueux palace orbital, le tout traité avec légèreté et humour visuel.
Une partie se déroule en deux phases distinctes qui s'enchaînent naturellement. Dans un premier temps, les joueurs enchérissent pour s'approprier des biens immobiliers, en gérant soigneusement leur budget de départ : payer trop cher une belle propriété peut fragiliser toute sa stratégie, tandis que passer son tour permet de récupérer la moitié de sa mise — arrondie à la baisse. Dans un second temps, chacun revend ses acquisitions en jouant simultanément une carte face cachée, les meilleurs biens allant aux offres les plus généreuses. Ce retournement de valeur entre les deux phases est le cœur même du jeu : ce qui semblait précieux lors des enchères ne le sera pas forcément à la revente, et vice versa.
Accessible dès dix ans et jouable à trois jusqu'à six participants, une partie se boucle en une petite demi-heure, ce qui en fait un excellent apéritif ludique ou un jeu d'initiation parfait pour accueillir des joueurs peu habitués. La tension des enchères simultanées, la lecture des adversaires et la gestion de trésorerie procurent une profondeur surprenante pour un titre aussi simple à expliquer. Régulièrement cité parmi les meilleurs jeux de cartes légers, il reste un indispensable des collections et une porte d'entrée idéale vers les mécaniques de bidding.