Signé par le duo Jens Drögemüller et Helge Ostertag, Gaia Project est paru en 2017 comme une réinvention ambitieuse de leur précédent succès Terra Mystica, transposé cette fois dans un univers de science-fiction galactique. Quatorze factions extraterrestres se disputent la colonisation d'une galaxie aux planètes aussi variées qu'hostiles, chaque civilisation restant indéfectiblement liée à son type de monde natal. L'aventure spatiale qui s'ensuit est aussi grandiose que cérébrale.
Le cœur du jeu repose sur la terraformation : pour s'étendre, chaque faction doit transformer les planètes voisines afin de les rendre habitables selon ses propres critères biologiques, tout en surveillant de près les ambitions territoriales adverses. Des planètes Gaïa, accessibles à tous, et des planètes transdimensionnelles convertibles offrent des opportunités stratégiques supplémentaires. En parallèle, les joueurs font progresser leur civilisation sur six axes de recherche — Navigation, Intelligence Artificielle, Économie, et bien d'autres — débloquant des technologies avancées et des bonus décisifs. Le plateau modulaire composé de dix secteurs hexagonaux garantit une configuration différente à chaque partie, démultipliant les possibilités tactiques bien au-delà de celles de son illustre prédécesseur.
Gaia Project s'adresse résolument aux joueuses et joueurs expérimentés : sa complexité redoutable — parmi les plus élevées du jeu de société moderne — en fait un défi intellectuel exigeant, mais incroyablement gratifiant pour qui apprécie la profondeur stratégique. De un à quatre participants, à partir de 12 ans, une partie dure entre une et deux heures trente selon le nombre de joueurs. Son mode solo soigneusement conçu en fait également une excellente expérience en solitaire. Classé parmi les quinze meilleurs jeux toutes catégories confondues par la communauté internationale, il s'impose comme une référence absolue du genre civilisation-conquête spatiale.