Signé par Nigel Buckle et Dávid Turczi — ce dernier reconnu pour ses nombreux designs exigeants et ses modes solo élaborés —, ce jeu de civilisation édité en France par Origames plonge les joueurs dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge. Carthaginois, Celtes, Grecs, Macédoniens, Perses, Romains, Scythes et Vikings s'affrontent pour inscrire leur nom dans l'histoire, chacun avec une identité mécanique radicalement différente des autres.
Le cœur du jeu repose sur la construction de deck : chaque civilisation dispose de ses propres cartes, de ses propres forces et de ses propres vulnérabilités, et c'est en faisant évoluer sa main que l'on conquiert des territoires, développe sa culture et ses sciences, puis bascule dans l'ère impériale. L'équilibre est ici particulièrement délicat — trop s'étendre précipite les troubles intérieurs qui paralysent la nation, trop temporiser laisse le champ libre à des rivaux implacables. Ce double danger permanent donne à chaque partie une tension narrative rare pour le genre.
Le titre s'adresse avant tout à un public de joueurs aguerris, capable d'apprivoiser une complexité affichée de plus de 3,6 sur 5 et des règles asymétriques poussées. De un à quatre participants peuvent s'affronter, avec un mode solo soigné proposant un adversaire automatisé distinct pour chacune des huit civilisations. Une partie dure entre quarante minutes et un peu plus de deux heures selon le nombre de joueurs et leur familiarité avec le jeu. Imperium: Classics est par ailleurs totalement compatible avec Imperium: Legends, permettant de mélanger les deux boîtes pour décupler les combinaisons de civilisations disponibles.