Signé par le duo Emely et Lukas Brand, ce petit jeu de cartes espiègle est distribué en France par Gigamic sous le nom L'Arna Tramposa. Son titre original, Mogel Motte, donne le ton : « mogeln » signifie tricher en allemand, et la teigne en question est au cœur de toutes les mauvaises intentions. Pas de grandes stratégies ici, pas de bluff sophistiqué — juste le plaisir coupable de flouer ses adversaires en toute impunité… ou presque.
Le principe est aussi simple que retors : chaque joueur cherche à se débarrasser de toutes ses cartes avant les autres, en posant tour à tour une carte dont la valeur est immédiatement supérieure ou inférieure à celle du dessus de la pile. Mais certaines cartes, les fameuses Cheating Moths, sont impossibles à jouer normalement : il faut obligatoirement les faire disparaître en les laissant tomber discrètement sous la table ou en les glissant dans sa manche. C'est là qu'entre en scène le Garde, l'unique joueur autorisé à dénoncer les tricheurs — et qui, lui, ne peut pas tricher. Des cartes spéciales viennent pimenter l'ensemble : fourmis, cafards, moustiques et araignées déclenchent des réactions en chaîne souvent chaotiques et très agitées.
Conçu pour trois à cinq joueurs à partir de sept ans, L'Arna Tramposa se joue en une trentaine de minutes et constitue une excellente entrée en matière pour initier les enfants — ou réveiller les adultes — à l'ambiance festive et décomplexée des jeux de rapidité. L'expérience est résolument familiale et désopilante, portée par une règle minimaliste qui laisse toute la place à l'interaction, aux éclats de rire et aux regards suspicieux. Un titre idéal pour briser la glace en début de soirée.