Imaginé par Dirk Baumann et édité en France par Gigamic, ce jeu de plateau enchanté plonge les joueurs dans un atelier de sorcellerie où de jeunes apprentis magiciens ont malencontreusement éparpillé des objets précieux dans le dédale du grand maître. L'ambiance est légère et féerique, taillée pour les tout-petits dès six ans — mais les adultes qui s'y essaient découvrent rapidement que le labyrinthe ne pardonne pas les distractions.
Le principe magnétique est le véritable coup de génie du jeu : sous le plateau en bois se cache un labyrinthe de cloisons invisibles, et chaque pion de sorcier est relié à une petite bille aimantée dissimulée dans l'épaisseur du plateau. Lorsqu'un joueur déplace son personnage et percute malencontreusement une paroi cachée, la bille tombe avec un petit claquement sonore et il doit reprendre depuis le départ. À chaque tour, on avance d'un nombre de cases indiqué par le dé, en tâchant de mémoriser la position des murs rencontrés par les uns et les autres. Un seul objet à la fois est révélé sur le plateau : le premier apprenti à l'atteindre sans tomber le remporte, puis un nouveau défi apparaît.
Prévu pour deux à quatre joueurs, une partie se boucle en vingt à trente minutes, ce qui en fait une activité idéale en famille pour une soirée détendue ou une fin d'après-midi. L'accessibilité extrême des règles le destine en priorité aux enfants, mais la mécanique de mémoire spatiale combinée au suspense du clic magnétique génère un plaisir authentique, même pour les parents. Couronné du prestigieux Spiel des Jahres dans la catégorie jeu pour enfants en 2009, il s'impose comme un grand classique du jeu de société familial.