Imaginé par Richard Launius et Kevin Wilson — les créateurs du célèbre Arkham Horror — ce jeu coopératif plonge les joueurs dans l'atmosphère lovecraftienne d'un musée mystérieux en 1926. Derrière ses vitrines et ses salles obscures se cachent des artefacts occultes qui fragilisent peu à peu le voile séparant notre monde de dimensions peuplées d'horreurs indicibles. Des portails s'ouvrent, des créatures s'infiltrent, et seule une poignée d'investigateurs peut encore espérer repousser l'inévitable.
Le cœur du jeu repose sur un mécanisme de dés aussi tendu qu'élégant : chaque enquêteur s'aventure dans les salles du musée en lançant un pool de dés qu'il devra combiner pour répondre aux exigences d'aventures modulaires. Il est possible de relancer certains dés ou d'en bloquer d'autres, ce qui confère à chaque action une dimension tactique et narrative. L'objectif est de collecter suffisamment de Elder Signs — ces symboles anciens — avant qu'un compte à rebours implacable ne libère l'Ancien qui sommeille. Si les investigateurs échouent, ils devront affronter la divinité dans un combat désespéré contre le temps et la folie.
Le jeu accueille de un à huit joueurs à partir de treize ans, pour des parties oscillant généralement autour d'une heure et demie. Sa complexité accessible en fait une excellente porte d'entrée vers les jeux à thème lovecraftien, sans la lourdeur des règles d'Arkham Horror. L'expérience est résolument coopérative, souvent tendue, et laisse une large place à l'immersion narrative. C'est une valeur sûre pour les soirées entre amateurs d'horreur cosmique et de jeux à dés, qu'on joue en solo ou à grande tablée.