La Havane, fin décembre 1955. Le parrain don Alessandro vient d'offrir un repas fastueux à ses hommes de main quand le téléphone l'arrache à la fête : le président Batista le convoque d'urgence. Avant de partir, il confie à ses fidèles une précieuse boîte à cigares — dont le double fond dissimule une fortune en diamants. Signé Philippe des Pallières et Loïc Lamy, et édité par Lui-même, ce jeu de bluff et de déduction plonge les joueurs dans l'atmosphère sulfureuse du grand banditisme cubain des années cinquante.
Le principe repose sur un secret partagé et une trahison potentielle. La boîte passe de main en main : chacun l'ouvre discrètement et choisit son rôle — mafieux loyal, chauffeur, agent de la CIA infiltré, ou voleur qui subtilise quelques diamants au passage. Une fois le parrain de retour et la boîte vidée, les accusations fusent. Il doit identifier les coupables sans se tromper, sous peine de perdre sa crédibilité, tandis que les voleurs, les innocents et l'espion jouent chacun leur propre partition pour brouiller les pistes. La mécanique de rôles cachés à distribution variable garantit que chaque partie se déroule différemment.
Accessible dès dix ans et d'une simplicité assumée, le jeu convient à des tablées de six à douze convives pour des parties expédiées en une vingtaine de minutes au plus. C'est une valeur sûre des soirées animées, taillée pour les grands groupes en quête de fous rires et de retournements spectaculaires. Le bluff y prime sur la stratégie, ce qui le rend immédiatement jouable par tous, habitués des jeux de société ou néophytes complets. Un concentré d'ambiance et de tension sociale, idéal pour lancer ou clôturer une soirée.