Imaginé par François Haffner et publié par Iello, Maka Bana nous transporte sur une île paradisiaque dont les neuf plages font l'objet d'une convoitise touristique effrénée. L'ambition de chaque joueur est simple : ériger ses huttes en nombre suffisant pour dominer cet archipel ensoleillé avant que les autres constructeurs ne leur volent la vedette.
Le plateau représente les différentes plages, chacune identifiable par une combinaison de trois critères : un terrain, un symbole et un nom. Pour revendiquer un emplacement, chaque joueur pose une carte face visible et deux autres face cachée, instillant d'emblée une dose de bluff et d'incertitude. Les huttes isolées rapportent peu, mais celles regroupées sur des cases adjacentes font grimper le score. Un Tiki, cette statue redoutable, permet de bloquer n'importe quelle case et d'envoyer un rival sur les roses. Des cartes spéciales autorisent même à changer la couleur d'une hutte adverse pour se l'approprier. La partie s'achève dès qu'un joueur a placé toutes ses huttes ou qu'une plage se retrouve entièrement occupée. Les règles avancées poussent le vice plus loin en permettant de « tricher légalement » — jouer plus ou moins de cartes que prévu pour construire à meilleur compte — sous réserve de ne pas se faire dénoncer par un adversaire qui trichait… moins que vous.
Ce jeu de pose et de déduction légère accueille de trois à six joueurs à partir de dix ans, pour des parties d'environ trois quarts d'heure. Sa complexité accessible en fait une excellente option pour les soirées en famille ou entre amis, où l'envie de piéger son voisin avec un Tiki bien placé génère autant de rires que de frustration. Un titre malin et coloré, idéal pour initier les novices aux subtilités du bluff collectif.
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