Signé par le prolifique Simone Luciani — à qui l'on doit notamment Tzolk'in ou Grand Austria Hotel — et Yaniv Kahana, ce jeu de cartes édité par Gigamic nous plonge à l'aube de l'humanité. L'univers s'inspire du Mésolithique, cette période charnière où les chasseurs-cueilleurs nomades commencèrent à se sédentariser, à différencier leurs rôles sociaux et à poser les fondations des premières communautés humaines.
En tant que chef d'une tribu ancestrale, chaque joueur cherche à faire prospérer son peuple en recrutant de nouveaux membres, en assurant sa subsistance, en érigeant des bâtiments et en répondant aux événements qui surgissent au fil des tours. Le cœur du jeu repose sur un draft ouvert : on place son pion totem sur une piste d'offre commune, et l'ordre d'acquisition des cartes — personnages ou constructions — dépend des positions respectives de tous les totems. Chaque carte obtenue s'intègre à la tribu et produit des effets spécifiques, tandis que la constitution de collections cohérentes de bâtiments spécialisés permet d'engranger des points de prestige. Anticiper les événements à venir et optimiser les synergies entre ses cartes s'avèrent décisifs pour l'emporter.
Accessible dès dix ans grâce à une complexité maîtrisée, Mesos accueille de deux à cinq joueurs pour des parties dynamiques de vingt à cinquante minutes environ. Son format compact et ses règles intuitives en font une excellente option familiale ou pour soirées décontractées, sans sacrifier la profondeur tactique qui séduira les joueurs intermédiaires. L'interaction indirecte, ménagée par la course aux cartes convoitées, maintient une tension constante sans jamais alourdir l'expérience — idéal pour qui cherche un jeu de draft plaisant, joliment thématisé et rapide à sortir de boîte.