Dans un futur spatial où les corporations se livrent une guerre sans merci, Moonrakers plonge les joueurs dans la peau de mercenaires galactiques en quête de pouvoir. Conçu par le trio Max Anderson, Zac Dixon et Austin Harrison, ce jeu de cartes sorti en 2020 propose une expérience mêlant construction de deck, diplomatie de couloir et trahisons calculées — le tout dans une esthétique science-fiction soignée.
Le cœur de la partie repose sur l'acceptation de contrats que l'on peut tenter seul ou en s'alliant temporairement avec d'autres joueurs. Ces contrats exigent de réunir des combinaisons précises de cartes — propulseurs, boucliers, armes, réacteurs, équipage — dont chacune offre des effets secondaires utiles pour enchaîner les actions ou se protéger des aléas du voyage. La négociation est ici absolument centrale : avant chaque mission commune, les alliés se mettent d'accord sur le partage du prestige et des crédits, mais rien n'empêche l'un d'eux de revenir sur sa parole si l'offre lui semble insuffisante. Entre deux contrats, on améliore son vaisseau et on recrute de nouveaux membres d'équipage pour rendre son deck de plus en plus redoutable — et moins dépendant des autres.
Le premier joueur à atteindre 10 points de prestige l'emporte, mais les dangers rencontrés en mission peuvent en faire perdre, ce qui maintient une tension constante jusqu'au bout. Moonrakers s'adresse à un public averti dès 14 ans, pour des parties de une à deux heures réunissant jusqu'à cinq joueurs. L'expérience est résolument stratégique et sociale : on y bluff, on y palabre, on y trahit avec le sourire. Un titre idéal pour les amateurs de deck-building qui souhaitent y ajouter une bonne dose de politique interstellaire.