Sorti en 2020 et signé par le studio Prospero Hall en collaboration avec Peter Lee, Pan Am plonge les joueurs dans l'âge d'or de l'aviation civile américaine. Sur fond de conquête des cieux du XXe siècle, chaque participant tente de bâtir un empire aérien personnel tout en évoluant dans l'ombre d'un géant incontournable : la légendaire compagnie Pan American World Airways, dont l'expansion perpétuelle dicte le rythme de la partie.
Le cœur du jeu repose sur un système d'enchères tendu et malin. Les joueurs s'affrontent pour remporter des droits d'atterrissage sur des destinations convoitées, acquièrent des appareils à plus long rayon d'action pour atteindre les quatre coins du globe, et s'appuient sur des connexions stratégiques pour développer leurs routes aériennes. Toute la subtilité réside dans la relation avec Pan Am elle-même : vendre ses propres lignes à la compagnie rapporte des liquidités appréciables, que l'on peut réinvestir dans de nouvelles acquisitions ou, plus habilement encore, en actions Pan Am. Ces titres boursiers constituent le vrai moteur de la victoire, car c'est bien le portefeuille d'actionnariat final qui désigne le grand gagnant. Des événements historiques viennent régulièrement redistribuer les cartes, simulant quatre décennies de bouleversements dans l'industrie aéronautique.
Prévu pour deux à quatre joueurs à partir de douze ans, Pan Am se déroule en environ une heure, ce qui en fait une expérience accessible sans jamais paraître superficielle. Sa complexité intermédiaire séduira aussi bien les joueurs familiaux aguerris que les amateurs de jeux économiques à la recherche d'une thématique originale et bien intégrée. L'alternance entre enchères contraintes, gestion de ressources et spéculation boursière offre une tension constante et des retournements de situation qui rendent chaque partie résolument différente.