Signé José Joaquín Bernal et paru en 2024, Pole Position plonge les joueurs dans l'univers exigeant de la course automobile de haut niveau. Loin des jeux de course purement abstraits, il embrasse tous les codes de la Formule moderne : équipes aux profils asymétriques, pilotes aux caractéristiques distinctes, et une météo capricieuse qui peut renverser la hiérarchie en quelques virages. L'immersion est au cœur du projet, du bruit des stands à la tension du départ lancé.
Le cœur du jeu repose sur une gestion stratégique permanente, bien plus que sur le simple jet de dés. Chaque course se dispute sur cinq à six tours de circuit parmi huit tracés différents, et la décision la plus cruciale reste le choix des pneumatiques — quatre composés disponibles (tendre, dur, intermédiaire, pluie extrême) dont la pertinence dépend directement des conditions climatiques du moment. Dépasser n'est jamais anodin : il faut négocier, enchérir, et calculer le bon moment pour attaquer. Gérer ses points moteur, pilote et freinage, anticiper un passage aux stands pour réparer des dégâts ou changer de gommes, naviguer autour des collisions et pannes mécaniques… chaque kilomètre demande des arbitrages. Un mode campagne sous forme de championnat du monde vient couronner l'ensemble, offrant une progression sur la durée.
Le jeu accueille de un à six participants dès quatorze ans, pour des parties pouvant s'étirer de trois quarts d'heure à trois heures selon la course choisie et le nombre de pilotes engagés. C'est une expérience clairement orientée simulation, pensée pour les amateurs de sports mécaniques qui ne rechignent pas à une complexité intermédiaire. La tension du push your luck, le frisson de l'enchère pour doubler un adversaire et la profondeur stratégique font de chaque Grand Prix une affaire sérieuse, pleine d'adrénaline.