Dans un futur proche où l'humanité a sombré dans la dystopie, des scientifiques mettent au point des nanopuces connectées au cerveau capables d'envoyer des voyageurs à travers le temps pour réécrire le cours de l'histoire. C'est le point de départ de Restart, un jeu de construction de moteur à thématique science-fictionnelle, imaginé par Vangelis Efthimiou et Antonios Yannopoulos, attendu pour 2026. Mais attention : chaque futur alternatif entre en concurrence avec les autres, et la prospérité de l'un signe la ruine de son rival.
Chaque joueur incarne un voyageur temporel — accompagné de sa version plus jeune — et dispose d'un plateau personnel représentant son esprit, articulé autour de quatre facultés mentales : Perception, Intelligence, Mémoire et Concentration. Ces capacités permettent respectivement d'accomplir des missions sur la grille spatio-temporelle, d'acquérir de nouveaux objectifs en interagissant avec la dystopie, d'engranger des ressources ou d'améliorer ses actions via des cartes. La partie se déroule simultanément sur trois lignes temporelles — passé, présent et futur — ce qui confère à chaque décision une profondeur tactique rare. Le jeu propose par ailleurs quatre dystopies distinctes, chacune dotée de mécaniques propres tout en partageant le même cœur de règles, assurant une rejouabilité solide.
Conçu pour une à quatre personnes dès 14 ans, Restart s'inscrit résolument dans la catégorie des jeux experts, avec une complexité affirmée qui séduira les joueurs expérimentés en quête d'un vrai défi stratégique. Une partie dure entre une et deux heures selon le nombre de participants et la dystopie choisie. L'expérience est compétitive et cérébrale, portée par un thème de voyage temporel particulièrement soigné et une construction de moteur qui récompense la planification à long terme autant que l'adaptation aux coups de l'adversaire.