Signé Eric M. Lang — à qui l'on doit déjà Blood Rage et CMON Expo — et distribué en France par Asmodee, ce jeu de conquête et de diplomatie plonge les joueurs dans un Japon féodal mythologique. Les grands Kami, revenus des enfers pour châtier un empire qui a trahi ses traditions spirituelles, ont réuni leurs clans sacrés autour d'une seule mission : reconquérir les terres de Nippon et y restaurer l'honneur ancestral. Chaque clan, fort de son identité propre et de ses capacités uniques, se lance alors dans une guerre à la fois militaire et politique à travers huit provinces.
Le cœur du jeu repose sur une tension permanente entre alliance et trahison. Au début de chaque saison, les joueurs négocient leurs alliances lors d'une cérémonie du thé, avant de sélectionner des mandats politiques pour préparer leurs forces et de s'affronter lors de phases de guerre. L'honneur n'est pas un simple attribut secondaire : il départage les égalités, confère des avantages stratégiques décisifs et peut même, lorsqu'il est bas, ouvrir les portes de forces plus sombres. Aucun accord n'étant contractuellement contraignant, le bluff, la persuasion et la trahison calculée deviennent des armes aussi redoutables que les armées sur le plateau. La partie s'étale sur quatre saisons, et c'est à l'arrivée de l'hiver que l'on désigne le nouveau maître de l'empire.
Conçu pour trois à cinq joueurs à partir de 14 ans, pour des parties d'une heure et demie à deux heures, Rising Sun s'adresse clairement à un public de joueurs expérimentés, avides de négociation intense et de coups tordus assumés. La profondeur tactique, renforcée par une production visuelle somptueuse avec de nombreuses figurines détaillées, en fait une expérience de table immersive et rejouable, où chaque partie génère ses propres récits de gloire et de trahison.