Imaginé par le designer français Frédéric Moyersoen et édité en France par Asmodee, ce petit jeu de cartes à identités secrètes a su s'imposer comme un classique du genre depuis sa sortie au milieu des années 2000. L'univers est celui d'une mine naine digne des plus beaux contes : des mineurs au grand cœur creusent des galeries à la recherche d'un filon d'or… mais des saboteurs se sont glissés parmi eux, bien décidés à faire échouer l'expédition.
Le principe repose sur un partage secret des rôles : chaque joueur reçoit discrètement sa carte identité — mineur ou saboteur — et garde jalousement ce secret tout au long de la manche. Au fil des tours, les participants posent des cartes Chemin pour prolonger les galeries depuis la case Départ jusqu'aux objectifs cachés, ou jouent des cartes Action pour aider leurs alliés, gêner leurs adversaires ou glaner des informations sur l'emplacement de l'or. Toute la saveur du jeu réside dans cette tension permanente : qui pose un tunnel mal orienté par maladresse, et qui le fait exprès ? Les mineurs cherchent à tisser un chemin ininterrompu jusqu'à la bonne case objectif, tandis que les saboteurs doivent semer le chaos sans se trahir trop vite. La partie se déroule en trois manches, et c'est le joueur qui accumule le plus de pépites au total qui l'emporte.
Accessible dès 8 ans et pouvant accueillir jusqu'à dix joueurs, Saboteur se prête aussi bien aux soirées en famille qu'aux grandes tablées entre amis. Une partie se boucle en une petite demi-heure, ce qui en fait un excellent jeu d'apéritif ou de fin de soirée. Son niveau de complexité très faible permet une prise en main quasi immédiate, et l'expérience proposée — mélange de déduction, de bluff et de fous rires — garantit une atmosphère conviviale et animée à chaque partie.