Signé Yasutaka Ikeda et édité en France par Matagot, Shadow Hunters plonge les joueurs dans une forêt maudite peuplée de créatures surnaturelles, où trois factions s'affrontent dans l'ombre : les Shadows, monstres tapis dans les ténèbres ; les Hunters, chasseurs bien décidés à éradiquer le mal ; et les Neutres, simples mortels pris en étau dans ce conflit ancestral.
Dès le début de la partie, chaque joueur reçoit secrètement une identité qui détermine son camp et ses objectifs. Personne ne sait avec certitude à quel clan appartiennent ses voisins, ce qui installe immédiatement une atmosphère de méfiance et de bluff savoureux. À son tour, on lance les dés pour se déplacer sur le plateau et activer des zones aux effets variés — notamment les cartes Hermit, qui permettent de sonder discrètement l'identité de ses adversaires. Le moment venu, certains choisissent de se révéler pour déclencher leurs pouvoirs spéciaux : téléportation, absorption de vie ou démolition dévastatrice, sans oublier les équipements qui peuvent renverser le cours des combats. La victoire revient au camp qui élimine ses ennemis — ou, dans de rares circonstances, à un Neutre suffisamment opportuniste.
Accessible dès 13 ans grâce à une complexité délibérément légère, Shadow Hunters brille particulièrement en comité de 6 à 8 joueurs, où la cacophonie de suspicions et de fausses alliances atteint son paroxysme. Une partie dure environ une heure, ce qui en fait une expérience d'ambiance idéale pour des soirées animées entre amis. Sans être un jeu expert, il séduit par son mélange d'enquête sociale et d'action directe, offrant à chaque table un récit unique teintés de trahisons et de révélations spectaculaires.