Derrière ce titre espiègle se cache un jeu de cartes signé Michael Modler et édité en France par Gigamic. L'univers est léger, coloré, taillé pour des parties express entre amis ou en famille — le genre de boîte qu'on sort sans cérémonie et qu'on relance aussitôt la première manche terminée.
Le principe est aussi simple que redoutable : chaque joueur tente de se débarrasser de ses cartes le plus vite possible en posant, à chaque tour, une carte dans la rangée de couleur correspondante au centre de la table. Là où le jeu mord, c'est dans l'écart entre les valeurs : plus le saut de chiffres est important, plus les adversaires ont une raison de crier « Cabanga ! » — et de vous balancer dans les bras toutes les cartes dont les valeurs se glissent entre les deux nombres joués. Ces cartes en surplus rejoignent la défausse, mais le coupable doit en plus piocher autant dans la pile de pénalité. La gestion du risque devient alors un art à part entière : jouer vite ou jouer malin ?
Prévu pour trois à six joueurs dès huit ans, ce petit jeu de cartes s'expédie en une vingtaine de minutes, ce qui en fait une valeur sûre pour l'apéro, les soirées en famille ou les fins de repas animées. La complexité quasi nulle le rend accessible à tous les profils, tandis que les tensions qui éclatent autour de la table — et les inévitables éclats de rire lorsqu'un joueur se retrouve submergé de cartes — garantissent une atmosphère d'ambiance chaleureuse. Une expérience légère, réjouissante, et furieusement addictive.