Imaginé par Darwin Kastle et Rob Dougherty — deux pointures issues du monde des jeux de cartes à collectionner — et édité en français par Iello, Star Realms plonge les joueurs dans un affrontement spatial sans merci. Dans un univers de science-fiction aux factions rivales, vaisseaux et bases s'affrontent pour le contrôle de la galaxie, le tout condensé dans une boîte étonnamment compacte.
Le cœur du jeu repose sur la construction de deck : chaque joueur part d'un modeste paquet de cartes et enrichit progressivement sa flotte en achetant de nouveaux vaisseaux et bases grâce au Commerce généré lors de ses tours. Ces acquisitions rejoignent la défausse avant d'être rebrassées dans le deck personnel, selon la mécanique classique du genre. L'originalité tient à la tension permanente entre deux ressources : le Commerce, qui permet d'étoffer son arsenal, et le Combat, utilisé pour détruire les bases adverses ou attaquer directement l'Autorité de l'ennemi — ce score de points de vie que l'on cherche à réduire à zéro. Les quatre factions du jeu introduisent une couche stratégique supplémentaire : aligner ses cartes au sein d'une même faction débloque de puissantes synergies, rendant chaque décision d'acquisition délicieusement calculatrice.
Conçu pour deux joueurs à partir de 12 ans, une partie s'expédie en une vingtaine de minutes à peine, ce qui en fait un compagnon idéal pour des duels rapides et intenses. Accessible aux néophytes grâce à ses règles légères (complexité 1,91/5), il recèle pourtant une profondeur stratégique réelle qui fidélise les joueurs aguerris sur le long terme. Familial sans être simpliste, nerveux sans être anarchique, il constitue une excellente porte d'entrée dans l'univers des jeux de construction de deck — et une référence durable du genre.