Signé Bobby Hill et édité en version française par Pixie Games, The Anarchy plonge ses joueurs dans l'une des pages les plus tumultueuses de l'histoire médiévale anglaise. Nous sommes en 1135 : Henri Ier vient de mourir sans héritier mâle, laissant face à face sa fille, l'impératrice Mathilde, et son neveu Étienne de Blois, qui s'est empressé de se faire couronner. Pendant dix-huit ans, l'Angleterre va sombrer dans la guerre civile — une période que l'histoire retiendra sous le nom d'« The Anarchy ». C'est dans ce chaos que les joueurs prennent pied.
Chacun incarne un noble anglais fidèle au roi Étienne, contraint de bâtir son domaine tout en le défendant contre les armées angevines qui avancent. Sur cinq manches, il faut simultanément fortifier son château, concevoir des engins de siège pour s'emparer des forteresses tenues par les partisans de Mathilde, et jongler avec des ressources précieuses pour maintenir son prestige. Le système multi-usage des cartes est au cœur du jeu : chaque carte peut servir à plusieurs fins, ce qui force des arbitrages constants et douloureux. Le tout est enrichi d'une composante paper-and-pencil et d'une progression en mode campagne, avec des scénarios qui renouvellent l'expérience à chaque session.
The Anarchy s'adresse à un public de joueurs confirmés, voire experts : avec une complexité franchement élevée, il demande réflexion, anticipation et une bonne dose de stratégie. Il se joue de un à quatre participants à partir de 13 ans, pour des parties comprises entre une heure et une heure et demie. Son mode solo particulièrement soigné en fait également un excellent compagnon pour les amateurs de jeu en solitaire. Noté à plus de 8,4 sur les principales références communautaires, ce titre s'impose d'emblée comme une expérience exigeante et immersive pour les amoureux du Moyen Âge et des jeux de construction.