Né d'une collaboration entre six designers — dont Josh J. Carlson et Logan Giannini — The Elder Scrolls: Betrayal of the Second Era plonge les joueurs dans l'univers fantasy de Tamriel, fidèle à la célèbre saga vidéoludique Elder Scrolls. L'action se situe durant la Seconde Ère, au cœur d'une période sombre marquée par le Planemeld : l'Ordre du Ver Noir complote pour s'emparer de l'Amulette des Rois, tandis qu'une trahison encore plus sinistre se trame en coulisses, menaçant de lier Tamriel à Oblivion pour l'éternité.
Chaque aventure se déploie en trois sessions de jeu d'environ deux heures chacune — davantage selon le nombre de participants — formant une campagne cohérente sans pour autant exiger une mémorisation fastidieuse de l'intrigue entre les séances. Les joueurs incarnent chacun un héros unique qu'ils façonnent librement grâce à un système de classes, de compétences multiples et de points d'expérience distribués avec générosité. Sur un plateau hexagonal modulaire, ils alternent exploration de régions aux mécaniques distinctes, plongées dans des donjons périlleux et combats au corps à corps résolus par des jets de dés et leur interprétation symbolique. La rejouabilité est au cœur du dispositif : le contenu varie suffisamment pour que chaque campagne offre une expérience renouvelée.
Conçu pour une à quatre personnes à partir de 14 ans, ce jeu coopératif s'adresse résolument aux joueurs aguerris, tant sa complexité est élevée. Sa durée totale peut atteindre quatre heures pour une session à effectif complet, ce qui en fait une expérience immersive ambitieuse, à mi-chemin entre le jeu de plateau épique et le jeu de rôle narratif. La note exceptionnelle qu'il affiche dans la communauté ludique témoigne d'un accueil enthousiaste pour les amateurs de fantasy profonde et de personnalisation poussée.
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