Signé par Tom Jolly et Luke Laurie et publié en 2016, ce jeu de stratégie économique plonge les joueurs dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, à une époque où les nations cherchent à s'affirmer dans l'ère atomique. Bien qu'il partage l'univers de The Manhattan Project, il s'agit d'un titre entièrement autonome, avec ses propres règles et sa propre identité. Cette fois, la conquête ne passe plus par les armes, mais par l'industrie, le commerce et la maîtrise de l'énergie.
Au cœur du jeu se trouvent des mécaniques de placement d'ouvriers et de construction de tableau, enrichies par une gestion originale des ressources énergétiques. À chaque tour, le joueur choisit entre deux actions : travailler, en envoyant un ouvrier sur le plateau principal pour activer des bâtiments et développer sa nation, ou générer, en lançant des dés représentant différentes sources d'énergie — nucléaire, charbon, pétrole, solaire… L'astuce réside dans le fait qu'aucune case n'est totalement bloquée : il est toujours possible de s'y glisser en dépensant de l'énergie supplémentaire. Mais la croissance a un prix : l'industrialisation génère de la pollution, et si la science peut en atténuer les effets, les crises environnementales globales restent une menace permanente pour tous les joueurs.
Conçu pour une à cinq personnes à partir de 13 ans, Energy Empire offre des parties de soixante à cent vingt minutes selon la configuration. Il s'adresse clairement aux amateurs de jeux experts, ceux qui apprécient les systèmes denses, les décisions cornéliennes entre rendement immédiat et gestion long terme. La dimension environnementale collective apporte une tension originale, rare dans le genre économique, qui donne à chaque partie une saveur particulière.
Voir la fiche de The Manhattan Project: Energy Empire sur BoardGameGeek