Dans un futur lointain, le système solaire est partagé entre trois races : les Humains, les Robots et les Animods. Toutes dépendent du Zenithium, une source d'énergie propre et renouvelable, mais la coexistence reste tendue. Pour mettre fin aux rivalités, une seule issue : prendre le contrôle du sénat intergalactique en unifiant les planètes sous sa bannière. Signé par le duo de designers français Grégory Grard et Mathieu Roussel, ce jeu de cartes à l'univers de science-fiction soigné a fait une entrée remarquée en 2025.
Le cœur du jeu repose sur une bataille d'influence menée simultanément sur cinq planètes : Mercure, Vénus, Terre, Mars et Jupiter. Les joueurs placent des disques colorés pour y asseoir leur domination, en gérant habilement leur main de cartes et en progressant sur des pistes technologiques qui enrichissent leurs options au fil de la partie. Ce qui rend Zenith particulièrement nerveux, c'est la triple condition de victoire : s'imposer massivement sur une seule planète (victoire absolue), étendre son rayonnement sur quatre planètes différentes (victoire démocratique), ou accumuler cinq disques d'influence toutes origines confondues (victoire populaire). La partie s'arrête dès qu'un joueur remplit l'une de ces trois conditions, ce qui entretient une tension constante et oblige chacun à surveiller les stratégies adverses autant que la sienne.
Prévu pour deux à quatre joueurs à partir de douze ans, Zenith s'inscrit dans la catégorie des jeux de complexité intermédiaire, accessibles sans être simplistes. Une partie se boucle en vingt-cinq à trente-cinq minutes, ce qui en fait un titre idéal pour ouvrir ou clore une soirée jeux sans sacrifier la profondeur tactique. La dimension en équipe possible ajoute une variante de jeu bienvenue, renforçant la rejouabilité. Avec une note de près de 8 sur 10 et un classement déjà impressionnant pour un jeu aussi récent, il s'impose comme l'une des belles surprises de l'année.